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Paroisse Notre-Dame du Cher

 

 

Histoire de Saint Venant

Saint Venant

 

Abbé de Saint Martin de Tours au 5ème siècle. Un grand thaumaturge dont les historiens retiennent surtout sa sainteté.

"Chargé d'années et de mérites, il laissa cette vie mortelle pour aller jouir de l'immortalité dans le ciel."

Il est encore honoré de nos jours. On le fête le 13 octobre.

L'Eglise de Ballan est dédiée à St VENANT. Une statut en pierre représente Saint VENANTavec une crosse (nef niche côté gauche ).

Autrefois, une chapelle lui était consacrée. Depuis, le siècle dernier elle est réservée à Ste ROSE.  

Saint Venant est un berrichon de souche gallo romaine appartenant à un milieu assez simple; ses parents avaient décidé de le marier et avaient fait le choix pour lui d'une jeune fille qui lui plaisait. Le temps des fiançailles avait commencé avec l'échange des présents et les attentions affectueuses. La vie de Venant semblait avoir trouvé son orientation et il en était heureux, très simplement.

Un pélerinage qu'il fit à Tours au tombeau de Saint Martin bouleversa sa vie; il y vint au temps où l'abbé Silvinus gouvernait le monastère proche de la basilique; la vue des miracles impressionna beaucoup Venant et le décida à se convertir , c'est à dire à embrasser la vie monastique dans le rayonnement de ferveur qui émanait du tombeau; il laissa sa future épouse, reçut la tonsure cléricale, prit l'habit monastique et s'agrégea à la communauté de Silvinus.

Il avait une grande affection pour les frères et une humilité profonde; les moines s'attachèrent à lui ; chacun le considérait comme un proche parent selon la chair, tant l'affection pour lui était vive; lorsque mourut l'abbé Silvinus, ce fut Venant que l'on choisit comme abbé.

Sur ces vieux jours, sa vue devint très basse; il lui était impossible de célébrer seul la Messe, car il ne pouvait lire le "libellus" contenant les prières du prêtre (Oraisons, Prière eucharistique ). Mais il bénéficiait de grâces mystiques, comme autrefois Saint Martin, et avait le don des miracles. La contrepartie était la lutte ouverte contre les démons qui lui apparaissaient sous une forme visible.

Dans son livre " A la gloire des confesseurs", Grégoire de Tours affirme que c'était un homme d'une sainteté magnifique et que les miracles furent nombreux sur son tombeau après sa mort: on a fait plusieurs récits à l'évêque et lui-même a été témoin de quelques faits surprenants. Après la mort de Venant le monastère où il était entré prit son nom, son souvenir s'est perpétué jusqu'à la Révolution grâce à la petite collégiale Saint-Venant qui s'élevait au sud-est de Saint-Martin, près de la place du 14 juillet, rue Claude Vignon. En effet, autant qu'on puisse le deviner à travers des textes difficiles qui manquent de clarté, le grand monastère médiéval, devenu collégiale Saint-Martin, est né de la fusion de plusieurs communautés monastiques qui formaient une nébuleuse autour de la basilique. Cette unification n'est sans doute pas antérieure à l'époque de la reine sainte Bathilde, qui s'employa à organiser en grands monastères les principaux lieux de pèlerinage du royaume franc au nord de la Loire (vers 650 ) .

Grégoire de Tours néglige de fournir les repères chronologiques permettant de dater la naissance et la mort de Saint Venant: mais on sait que l'évêque Licinus (508-520) avait été abbé du monastère de Saint-Venant, de même après lui l'évêque Guntharius ( Gontran, après 550 et av. 554 ), ce qui prouve à la fois l'importance du monastère, puisque ses abbés sont choisis comme ses évêques, et l'antériorité de Saint Venant par rapport à l'année 508. L'abbé appartient certainement au Vème siècle; il doit être contemporain des évêques saint Eustache et Saint Perpet.